Le Canada est un acteur majeur et
déterminant dans le concert des nations et, il
a démontré à plusieurs reprises
son engagement dans l'accompagnement des pays en développement
vers la prospérité.
Par ces journées économiques d'octobre
2004, mon pays entend impulser une dynamique nouvelle
au partenariat entre les gens d'affaires canadiens et
burkinabè et les porter à un niveau optimum.
Les exportations du Canada vers le Burkina ont pratiquement
doublé ces dernières années mais
il reste encore des pistes insoupçonnées
à découvrir, surtout dans le secteur minier
avec la nouvelle carte minière qui révèle
des potentialités immenses attendant d'être
exploitées. De plus, des produits du cru tels
le coton et le karité sont autant de points d'ancrage
pouvant stimuler nos intérêts communs.
Mais surtout, le Burkina Faso, riche de sa population
jeune, dynamique, volontariste, entreprenante avec une
main d'uvre abondante et réputée
travailleuse et, situé à une heure d'avion
de toutes les métropoles d'Afrique de l'Ouest,
est une porte d'entrée idéale sur un marché
potentiel de près de 300 millions de consommateurs,
dans le vaste espace de la CEDEAO.
Les relations entre le Canada et mon pays sont anciennes
et comptent de nombreux acquis. Depuis l'établissement
de nos relations diplomatiques en 1962, nos deux pays
ont développé, au delà de la coopération
traditionnelle, un flux d'échanges à travers
les structures institutionnelles que sont les ambassades
et l'Agence canadienne de développement international
mais aussi les multiples initiatives privées
et spécialement, la présence de nombreuses
ONG dont la contribution expressive est continuellement
saluée par les populations burkinabè.
Du 18 au 23 octobre, Ottawa, Québec et Montréal
vont vivre au rythme des échanges entre les gens
d'affaires canadiens et burkinabè. C'est un rendez-vous
pour parler " business ", c'est un rendez-vous
pour sceller un nouveau partenariat NORD-SUD !
Je demeure persuadée que de belles pages restent
à écrire dans la longue tradition de coopération
entre le Canada et le Burkina.
Séance plénière d'ouverture
Mots de bienvenue et présentations par
:
Mot de bienvenue de Madame l'Ambassadeure
Lucien Bradet, Maître de cérémonie
Marc Parent, parrain des Journées
économiques
Canadian Banknote (Partenaire)
Robert Blackburn
Président de la Chambre de commerce
du Canada
Président de la Chambre du commerce
du Burkina Faso
Doyen du Corps diplomatique, SEM Philémon
Y. Yang
Adresse du Premier Ministre du Burkina
Faso pour présenter le Burkina Faso en
matière de démocratie,
d'orientation économique et
les opportunités offertes aux investisseurs
étrangers
09h30-10h45
Présentation
des programmes canadiens :
Programme d'exportation vers le Canada
: Bureau de la promotion du commerce du Canada
(BPCC)
Agence Canadienne de développement
internationale (ACDI)
Corporation commerciale canadienne (CCC)
Exportation et développement Canada
(EDC)
Affaires étrangères Canada
: Responsabilité sociale corporative
10h00-10h30
Rencontre du
Premier Ministre Burkina Faso avec le Premier Ministre
du Canada
11h00-12h15
Château Laurier
Session "
Grands projets de l'état " Présentation
par le Ministre des finances
Modérateur : Peter Kieran
12h15 - 14h00
Château Laurier
Laurier Room
Déjeuner
du Premier Ministre du Burkina Faso avec des hauts
fonctionnaires, parlementaires, gens d'affaires,
organismes, institutions et ONG actifs ou intéressés
par le Burkina Faso
14h00 - 15h45
145 rue Richmond, Ottawa
Visite par le
Premier Ministre des installations de Canadian Bank
Note Ltd. Ministre de l'information et le Délégué
Général à l'informatique
14h00 - 15h45
Château Laurier
Session "
Mines et Énergies " Présentation
par le Ministre des Mines de la promotion minière
et énergétique du Burkina Faso
Modérateur : Ron Little, Orezon
14h30 - 15h30
200, promenade du Portage, Gatineau
Rencontre Ministre
des finances et du développement économique,
Ministre des infrastructures et le Ministre de la
coopération régionale avec de hauts
responsables de l'Agence Canadienne de Développement
Internationale (ACDI)
Poursuite des rendez-vous d'affaires et des audiences
privées
15h15 - 16h15
Château Laurier
Session "
Industrialisation et privatisation " Présentation
par le Ministre du Commerce du programme d'industrialisation
et privatisation du Burkina Faso "
17h00 - 18h30
Réception
organisée par Canadian Bank Note Ltd.
19h00
Dîner
offert par le gouvernement canadien
Mardi 19 octobre 2004
8h00
- 10h30
151, rue O'Connor Exportation et Développement
Canada
Petit-déjeuner conférence avec
présentation du film sur le coton et table
ronde sur l'initiative du Canada pour les pays
les moins développés coanimé
par le Directeur Général de la Sofitex
et les ambassadeurs du Burkina Faso, du Tchad,
du Mali et du Bénin
Présence des représentants de Commerce
International Canada et Douanes Canada, Agriculture
Canada, Ressources Naturelles et le bureau de
Promotion du Commerce Canada
10h00
- 10h45
Conférence de presse
du Premier Ministre du Burkina Faso
Visite
Guidée des entreprises de l'Ontario :
10h00 - 11h30
580 rue Booth
Ministère des Ressources naturelles Canada
Rencontre du
Ministre des finances et du ministre des Mines avec
le Ministère des Ressources naturelles du
Canada et autres Canadiens intéressés
au développement Minier du Burkina Faso,
suivi d'une discussion avec les hauts fonctionnaires
du Ministère des Ressources naturelles Canada
10h15 - 11h30
Château Laurier
Salle Adam
Rencontre de
la francophonie canadienne et du Ministère
des Affaires Étrangères du Burkina
Faso
Exposé du Ministre des Affaires Étrangères
et de la Coopération Régionale sur
les préparatifs du Xe Sommet de la Francophonie
11h30 - 12h15
Réseautage
des participants à la rencontre de la francophonie
canadienne
12h15 - 14h00
Château Laurier
Déjeuner-conférence
du Premier Ministre du Burkina Faso sur la Francophonie
et le Xe Sommet de la Francophonie
Vice Doyen du corps diplomatique africain, SE Bawoumondom
Amelete, Ambassadeur du Togo
14h00 - 15h00
Château Laurier
Rencontre du
Premier Ministre avec les Ambassadeurs africains.
Doyen du corps diplomatique africain, SE Ben Moses,
Haut Commissaire de Tanzanie
15h00
-15h45
Château Laurier
Rencontre
du Premier Ministre avec la Ministre de la Francophonie
de l'Ontario
15h45 - 16h30
Château Laurier
Rencontre du
Premier Ministre avec la délégation
du Nouveau-Brunswick
16h30 - 17h45
Table ronde
sur des sujets divers avec des organismes intéressés
à la région et au Burkina Faso, tels
que le centre parlementaire, l'association des collèges
communautaires du Canada
Gouvernance
Éducation
Promotion des femmes
Santé
Développement des capacités
19h00
Réception
offerte par le Premier Ministre du Burkina Faso
(à la Contessa)
QUÉBEC
Mercredi 20 octobre
2004
9h00
Monsieur Ernest Yonli, Premier Ministre
du Burkina Faso, et les membres de sa délégation,
arrivent à l'aéroport internationale
Jean Lesage en provenance d'Ottawa
13h45
14h00
Accueil par
Monsieur Michel Bissonet, Président de
l'assemblée Nationale
Présentation en Chambre à
la période Affaires courantes
Fin de la présence en Chambre et
départ vers le Cabinet du Premier Ministre
15h15
Accueil par Monsieur Jean Charest, Premier
Ministre du Québec Signature
du livre d'or du gouvernement
16h20
16h30
Départ pour le cabinet du Président
de l'Assemblée Nationale, Hôte du Parlement Entretien
avec Michel Bissonnet, Président de l'Assemblée
Nationale
17h15 (à
confirmer)
Entretien avec
Monsieur Jean-Paul L'Allier, Maire de la ville de
Québec
19h00
Dîner
officiel offert par le gouvernement du Québec
MONTRÉAL
Mercredi 20 octobre
2004
11HOO
Hôtel Gouverneur (1415 rue Saint Hubert, Montréal)
et Reine Elizabeth (900 rue René-Lévesque
O, Mtl)
Arrivée à Montréal, enregistrement
à l'hôtel
Enregistrement à l'hôtel des délégués
non participants au volet parlementaire à
Québec
14h00
Hôtel Gouverneur et
Reine Elizabeth
Visite en autocar
commentée par le PDG du FFA Canada de l'activité
commerciale et industrielle de Montréal
15h15
Hôtel Gouverneur
Briefing :
Distribution des pochettes d'information
(mot de bienvenue, document corporatif du FFA-CNC,
guide d'informations sur le Québec, coordonnées
utiles : chambres de commerce, associations d'affaires)
Programme détaillé des Journées
économiques
16h00
Session d'information
1 :
La culture québécoise des affaires
Intervenants :
Concours québécois de l'entrepreneurship
Fondation québécoise de l'entrepreneurship
Word Trade Centre (WTC)
16h45
Hôtel Gouverneur
Session 2 :
Système et mécanisme québécois
de création et de financement des PME
Caisse de dépôt et de placement
du Québec
Mouvement Desjardins
Fonds canadiens pour l'Afrique
Chambre de commerce du Québec
Fonds de solidarité du Québec
(FTQ)
Jeudi 21 octobre 2004
8h00
Ritz Carlton
(1228 Rue Sherbrooke Ouest)
Ouverture de Journées
économiques du Burkina Faso à Montréal
Accueil de la délégation burkinabè
et période d'inscription des participants
8h30
Mot de salutation d'un représentant
officiel du secteur privé burkinabè
suivi de la présentation par secteur d'activités
des membres de la délégation
Exposés sur les enjeux cruciaux pour le
développement du Burkina Faso coanimés
par Richard Darveau, PDG du FFA-CNC et SEM Juliette
Bonkoungou Yaméogo, Ambassadeure du Burkina
Faso au Canada (jusque 10h30)
09h20 - 10h00
Le coton,
un produit exemplaire du potentiel agro-industriel
du pays, par M Célestin Tiendrébéogo,
Directeur Général de Sofitex, suivi
d'échanges
10h00 - 10h40
Privatisation
et support aux industriels " par SEM Benoît
Ouattara, Ministre du Commerce, de la Promotion
de l'entreprise et de l'Artisanat, suivi d'échanges
11h30
Point de presse
pour :
Premier Ministre du Burkina Faso
Ambassadeure du Burkina Faso
PDG du FFA-CNC
11h30
Session de résautage
complétée d'un Toast de l'amitié
:
Témoignage d'une entreprise québécoise
12h00 - 14h00
Buffet
Présentation de SEM Youssouf Ouédraogo,
Ministre des Affaires Étrangères et
de la Coopération Régionale sur les
préparatifs du Xe Sommet de la Francophonie
14h00 - 17h00
Projection du
film sur le coton suivi de débats coanimés
par le Directeur Général de la Sofitex,
les Ambassadeurs du Burkina Faso, du Mali, du Mali
et du Tchad
Présentation de la mission économique
du FFA-CNC au Burkina Faso
14h00 - 17h00
Audiences privées
et rencontres par groupes d'affinités avec
les gens d'affaire et institutions québécoises
En parallèle :
Atelier sur le financement organisé par
le Ministère du Développement Économique,
Régional et de la Recherche
17h00
Hôtel Reine Elizabeth
Rencontre entre
le Premier Ministre et les ressortissants burkinabè
19h00
Ritz Carlton
Réception
offerte par le Gouvernement du Burkina Faso ponctuée
d'une adresse de SEM Ernest Paramanga Yonli, Premier
Ministre du Burkina Faso
Présence de plusieurs chefs d'entreprises
et institutions
Vendredi 22 octobre 2004 -
GROUPE 1 : MAGOG
-
8H00
Départ pour Magog
10h20
- 12h00
Visites (NB : les groupes
seront scindés par affinités) :
Chambre de Commerce de Magog
Fonderie Magotteaux (fabrication de produits
pour industries des mines, du ciment, des agrégats,
de la céramique)
Forages Technic-eau
Rofrex (reconditionnement de tracteurs,
confection d'équipements hydrauliques sur
mesure)
12h00
Vignoble Cep
d'argent
Repas entre la délégation burkinabè
et des gens d'affaires et officiels de la région,
dont M Pierre Reid, Ministre de l'éducation
du Québec et le député fédéral
et ex-Ministre de la Francophonie M Denis Paradis
ponctuée de la visite de cet entreprise spécialisée
dans les produits du terroir
13h30
Poursuite des
visites en sous-groupes :
Coopérative agricole de l'Estrie (avancées
technologiques et management collectif)
CEMEQ : Centre d'Élaboration des Moyens
de l'Enseignement du Québec (Formation continue
et professionnelle)
CRIFA : Centre de Formation des Adultes en
Agro-alimentaire
Centre de Recherche et de Développement
sur le Bovin (optimisation des rendements biologiques
et économiques des productions)
17h00
Fin des activités
de la journée
Vendredi 22 octobre 2004 -
GROUPE 2 : MONTRÉAL -
10H00 - 12H00
Session de travail et visites d'installations
:
Dessous Soprin (génie conseil, transport,
eau)
SEMAFO (prospection minière, pétrole
et gaz)
Alex pneu et mécanique (rechapage
de pneus et réusinage de moteurs)
12h00
- 14h00
Table ronde sur le secteur
minier
Thème : Investir dans le secteur minier
au Burkina Faso (réalité, opportunité
et perspective) animée par le Ministre
des Mines, des Carrières et de l'Énergie
14h00 - 16h00
Session de travail
et visite des installations :
Tecsult (génie conseil, éducation)
CRC Sogema (gouvernance)
Net Communication (Internet haute vitesse,
communications par satellite, logiciels de gestion
de la productivité)
18h30 - 20h00
Club Saint-James, Montréal
Cocktail dînatoire
offert par M Marc Parent, PDG de Tecsult International
18 octobre
Renforcement des liens
En prélude au Xe Sommet de
la Francophonie qui se tiendra à Ouagadougou
en novembre prochain, la plus importante mission économique
jamais organisée par un pays africain au Canada
et conduite sous le haut patronage de Son Excellence
Monsieur Paramanga Ernest Yonli est arrivé le
17 octobre au Canada pour une semaine de travail intense.
Lors de son discours de bienvenue,
Son Excellence Madame Juliette Bonkoungou, Ambassadeure
du Burkina Faso au Canada a rappelé que ces journées
sont " la concrétisation de l'action soutenue
et de l'engagement de plusieurs partenaires tant du
secteur privé que du secteur public burkinabè
et aussi du gouvernement et des institutions publiques
et privées canadiens "
En effet, environ une soixantaine de gens d'affaires
ainsi que la délégation ministérielle
ont pris part à l'ouverture des travaux. Plusieurs
entreprises canadiennes, intéressées par
le potentiel économique du Burkina Faso étaient
du nombre.
Les débats entre les
gens d'affaires se sont déroulés dans
la matinée tandis que le Premier ministre burkinabè
s'entretenait avec son homologue canadien, le Très
Honorable Paul Martin sur la Colline Parlementaire.
Lors de cet échange, ils ont évoqué
les préparatifs du Sommet de la Francophonie,
un sommet qui se veut différent selon les dires
de Monsieur Yonli. Il ne débouchera pas sur des
grandes déclarations et des discours, mais bien
sur des décisions concernant l'avenir et le rôle
de la Francophone dans le processus de démocratisation
et du développement durable.
Mercredi 20 octobre 2004
Après les rencontres d'Ottawa,
le Burkina Faso a mis le cap sur la ville de Québec.
Étape brève et intéressante. En
effet, la visite de la délégation du Burkina
Faso a débuté à l'Assemblée
nationale et s'est poursuivie avec la rencontre de Michel
Bissonnette, président de cette institution.
En route vers l'Hôtel de ville, la délégation
a fait une courte halte touristique pour visiter les
célèbres plaines d'Abraham.
Ses Excellences Monsieur Paramanga Ernest Yonli, Premier
ministre du Burkina Faso, Juliette Bonkoungou, Ambassadeure
du Burkina au Canada ainsi que quelques ministres ont
ensuite été reçus par Monsieur
Jean-Paul L'Allier, Maire de la ville de Québec.
En soirée, le Premier ministre
burkinabè a été l'hôte à
huis clos de Monsieur Jean Charest, Premier ministre
du Québec dans sa résidence officielle.
Lors du point de presse qui a suivi
la rencontre, Monsieur Charest a affirmé qu'il
était très heureux de recevoir l'importante
mission économique du Burkina à la veille
du Sommet de la Francophonie qui aura lieu au mois de
novembre prochain à Ouagadougou. Il a par ailleurs
annoncé que le Québec allait entre autre
défendre le dossier de la diversité culturelle
lors de ces assises.
" Au Québec, c'est l'endroit en Amérique
où on a réussi à préserver
notre langue, notre culture face à plus de 300
millions d'anglophones ", a-t-il indiqué.
Il a complété son
propos en mentionnant que tous les pays devraient être
solidaires pour soutenir les industries culturelles
de chacun et il salue le dynamisme du peuple burkinabè
dans ce domaine. Il a également annoncé
des projets de coopération notamment en matière
d'éducation.
Quant à Monsieur Yonli, il
a renouvelé la gratitude du peuple du Burkina
Faso en faveur du peuple québécois et
ses gouvernements successifs. Il a expliqué qu'il
souhaitait voir le Québec renforcer son appui
surtout dans le domaine de l'enseignement supérieur.
Il a aussi émis le souhait que le Québec
participe activement au Sommet de la Francophonie. "
J'ai assuré Monsieur le Premier ministre du Québec
de notre capacité à relever le défi
d'organiser ce Sommet et il m'a confirmé qu'en
plus d'être actif, le Québec sera porteur
d'un message fort notamment sur la question de la diversité
culturelle ", a-t-il confié.
" Le froid légendaire du Canada et du Québec
est très bien compensé par la chaleur
humaine que dégage les canadiens et les québécois
", a-t-il conclu.
Jeudi
21 octobre et vendredi 22 octobre 2004
L'étape montréalaise des Journées
économiques du Burkina Faso
Les premières Journées
économiques du Burkina Faso ont démarré
suite au discours d'ouverture de Richard Darveau, Président
directeur général du Comité national
canadien du Forum Francophone des Affaires.
Près de 200 entreprises de la région montréalaises
dont une cinquantaine des Cantons de l'Est ont fait
le déplacement au Ritz Carlton pour rencontrer
leur homologue burkinabè.
Avant les discours des ministres burkinabè présents,
Monsieur Lassiné Diawara, Représentant
en chef de la délégation du secteur privé
burkinabè et Vice-président de la Chambre
de Commerce et de l'Artisanat du Burkina Faso a pris
la parole. Il a réitéré les remerciements
envers tous les partenaires qui ont travaillé
afin que ces premières Journées voient
le jour. Il n'a pas non plus oublié de remercier
celle grâce a qui ces Journées économiques
ont pu voir le jour.
" Son Excellence Madame l'Ambassadeure Bonkoungou
a su bousculer les hommes d'affaires dans leurs certitudes
parce que nous sommes beaucoup plus orientés
vers les marchés européens et de plus
en plus vers l'Asie. Je voulais la remercier car nous
allons saisir des opportunités d'affaires ",
a précisé Monsieur Diawara. En effet,
des accords ont été conclus notamment
dans le domaine de l'artisanat et des contacts très
avancés sont en cours entre les opérateurs
économiques burkinabè et des entreprises
majeures du Québec telles que SNC-Lavalin et
Tecsult.
Par la suite, le Premier Ministre
Yonli, l'Ambassadeure Bonkoungou et le Président
du FFA-CNC ont rencontré la presse pour s'entretenir
du rôle de la mission économique ainsi
que de la préparation du Xe Sommet de la Francophonie
à Ouagadougou.
Durant l'après midi, les
entretiens entre les gens d'affaires se sont poursuivis
jusqu'au repas du soir offert par le gouvernement du
Burkina Faso qui a fait salle comble.
La journée de vendredi, plus détendue,
a été consacrée à des visites
touristiques de la ville de Montréal. D'autres
gens d'affaires ont effectué des visites d'affaires
à Magog, dans les Cantons de l'Est. Ils ont été
accueillis par les membres de la Chambre de Commerce
de Magog et de la Mairie. Puis, ils se sont rendus,
par affinités, à des visites d'entreprises.
La journée s'est terminée en fin de journée.
La visite du Premier ministre et
de la délégation officielle ont quitté
le Canada par l'aéroport Pierre Eliot Trudeau
le samedi 23 octobre en matinée, ce qui conclut
officiellement les premières Journées
économiques du Burkina Faso au Canada.
Journées
économiques et commerciales au Canada :
Le Burkina Faso en première ligne mardi 26 octobre 2004.
Le Burkina Faso vient de tenir du 18 au 22 octobre 2004,
des Journées économiques et commerciales
au Canada, principalement à Ottawa, Québec
et Montréal. Premières du genre, elles
sont une initiative de l'ambassade du Burkina dans ce
pays aux multiples possibilités d'investissements.
Objectifs, non seulement promouvoir l'image d'un Burkina
positif résolument tourné vers l'avenir
mais aussi et surtout pour sonner le réveil d'un
partenariat rénové. A ces journées
économiques a pris part le Premier ministre burkinabè,
Paramanga Ernest Yonli à la tête d'une
forte délégation officielle et d'une soixantaine
d'opérateurs économiques.
Les relations entre le Burkina Faso
et le Canada sont anciennes. Une quarantaine d'années.
Des acquis ont été et sont enregistrés
parmi lesquels le programme en cours d'exécution
d'un montant d'environ 90 millions de dollars canadiens
(plus de 36 milliards de FCFA) pour la période
2001-2011.
Ce programme couvre les secteurs
de l'éducation de base, du développement
des économies locales, de la consolidation des
institutions, de la démocratie et de la bonne
gouvernance. Mais malgré cette qualité
des relations et des rapports entre ces deux pays, il
reste que le Burkina Faso manquait de visibilité
au Canada. Perçu sous l'angle d'un pays très
pauvre et en marge de la modernité, le Burkina
était l'objet de perceptions négatives
(à cause surtout des événements
politiques liés à l'histoire du pays)
et de connotations réductrices qui ne reflètent
pas sa réalité, ses valeurs et ses richesses.
Cet état de fait n'a pas laissé l'ambassade
du Burkina Faso au Canada indifférente. D'où
l'organisation des Journées économiques
du Burkina au Canada pour faire découvrir ses
atouts multiples et multiformes, pour rétablir
et promouvoir sa vraie image, celle "d'un Burkina
dynamique, industrieuse, qui innove et qui se bat ;
un Burkina qui savoure avec une légitime fierté,
son état de paix et de stabilité".
Pour une opération de charme, c'en est une !
Et le déplacement du Premier ministre burkinabè,
Paramanga Ernest Yonli, à la tête d'une
forte délégation officielle et d'opérateurs
économiques (une soixantaine) témoigne
de la place que le Burkina souhaite que le Canada prenne
à ses côtés dans l'avenir. Il devient
alors une nécessité d'instaurer et d'entretenir
entre ces deux pays, une coopération à
même de renforcer les capacités du Burkina
dans le processus de construction de la démocratie,
d'améliorer ses performances dans les domaines
économiques, de renforcer les investissements
canadiens, de consolider les conditions d'une confiance
et d'une crédibilité renouvelées,
d'établir un partenariat équitable. C'est
dans cette ambition que le Premier ministre, Paramanga
Ernest Yonli et sa délégation ont déployé
leurs efforts et leurs énergies durant leur séjour
au Canada.
Assurer le suivi de l'opération
La mission de la délégation
burkinabè au Canada a concerné deux volets
essentiels : un volet politique et un volet économique.
Pour ce qui est du volet politique de la mission, le
Premier ministre, Paramanga Ernest Yonli a eu à
rencontrer les plus hautes autorités du Canada
dont notamment le Premier ministre, Paul Martin. Avec
ces autorités canadiennes, le Premier ministre
burkinabè a échangé sur les priorités
de la coopération entre les deux pays et renouvelé
leur engagement à la poursuivre en la renforçant
et en prenant en compte les options de leurs gouvernements
respectifs.
La base de cette coopération
reste et demeure le partenariat. Une approche que le
Premier ministre burkinabè a apprécié
à sa juste valeur. Avec les autorités
canadiennes, il a été aussi question des
grandes préoccupations internationales et notamment
du rôle que le Canada pourrait jouer en Afrique.
Selon Paramanga Ernest Yonli, "le Premier ministre
canadien a montré un grand intérêt
à l'accélération de la construction
de forces africaines pour la paix sur le continent.
C'est là, un engagement fort qui nous réconforte
beaucoup".
A Québec où le Premier
ministre burkinabè s'est rendu, il a été
longuement question lors de ses rencontres avec les
autorités québécoises, du prochain
Sommet de la Francophonie, sommet auquel prendra part
le Québec. A cette occasion, la délégation
québécoise développera le thème
combien pertinent de la diversité culturelle.
S'agissant du volet économique
et commercial, près de 300 rendez-vous ont été
honorés aussi bien à Ottawa, à
Québec qu'à Montréal. Ces rencontres
entre hommes et femmes d'affaires burkinabè et
canadiens ont permis d'échanger sur les opportunités
d'affaires et d'investissement au Burkina Faso, "un
pays aujourd'hui, stable, un pays où les hommes
et les femmes ont l'ardeur au travail. Outre cela, le
Burkina regorge de potentialités minières,
industrielles (l'agro- industrie) qu'il convient d'explorer".
L'opération a permis de "vendre"
les opportunités d'investissements dont le Burkina
Faso recèle. L'engouement des hommes et femmes
d'affaires du Canada à cette opération
de charme était réel et d'intérêt.
En témoigne leur participation aux différents
ateliers organisés par la partie burkinabè.
Somme toute, et selon le Premier
ministre, Paramanga Ernest Yonli qui a présidé
ces Journées économiques du Burkina Faso
au Canada, "elles sont porteuses d'espoir, de dévouement
et d'engagements" dans la mise en uvre de
ce partenariat bilatéral et institutionnel rénové
et tant souhaité. Encore faut-il que le suivi
de l'opération soit assuré !
Sur ce plan, les engagements du
Premier ministre burkinabè sont rassurants :
" une évaluation des Journées économiques
du Burkina Faso au Canada sera faite dans un document
de façon à veiller à ce qu'il y
ait de la suite. Le gouvernement n'hésitera pas
à agir pour stimuler ou créer des conditions
d'incitation de sorte que le partenariat et les contacts
noués soient durables, solides et bénéfiques".
Un défi que le Burkina Faso se doit de relever.
Aux Journées économiques
du Burkina au Canada, six ministres ont accompagné
le Premier ministre Paramanga Ernest Yonli. Il s'agit
des ministres du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise
et de l'Artisanat, des Mines, des carrières et
de l'Energie, de l'Economie et du Développement,
des Infrastructures, des Transports et de l'Habitat,
de l'Information et du ministre délégué
chargé de la Coopération régionale.
Chacun d'eux a eu un carnet de rendez-vous très
chargé dans la perspective d'intéresser
les investisseurs canadiens aux grands projets du Burkina
et que les ministres n'ont pas manqué de présenter
à leurs interlocuteurs canadiens.
Au-delà du Burkina
Au Canada, le Burkina a certes plaidé
pour sa propre chapelle, mais au-delà il s'est
fait le messager d'une Afrique jeune, engagée
dans le Nouveau partenariat pour le développement
de l'Afrique (NEPAD), "ce formidable outil de souveraineté
et surtout de travail vers un objectif commun de liberté
que procure le progrès à l'échelle
du continent". L'appartenance du Burkina Faso à
des structures régionales et sous-régionales
telles que l'UEMOA et la CEDEAO a été
mise en exergue pour souligner sa position de porte
d'entrée idéale des investisseurs canadiens
à un marché potentiel de 300 millions
de consommateurs dans ces espaces. Situé au cur
de l'Afrique occidentale, le Burkina est à une
heure d'avion de la plupart des capitales ouest-africaines.
Ce qui représente un atout pour les investissements.
De plus et comme le relève
si bien l'ambassadeur du Burkina au Canada, Juliette
Bonkoungou, ce pays offre aux investisseurs "un
environnement politique stable, un système juridique
fiable et un cadre institutionnel des affaires sain".
Alors, investisseurs canadiens,
à vos marques...
Sita TARBAGDO (envoyé
spécial au Canada)
Sidwaya
Journées
économiques du Burkina au Canada :
Les messagers sont de retour
lundi 25 octobre 2004.
Le premier ministre Paramanga Ernest Yonli qui conduisait
une forte délégation officielle et d'opérateurs
économiques au Canada pour une semaine est rentré
samedi 23 octobre 2004 au pays.
Au Canada, le premier ministre et sa délégation
ont participé aux journées économiques
du Burkina Faso, une initiative de l'ambassade du Burkina
au Canada.
Organisées conjointement
avec le Conseil canadien pour l'Afrique (CCA), le Forum
francophone des affaires (FFA), la Direction Afrique
des Affaires étrangères, l'Agence canadienne
de développement international (ACDI), ces journées
ont été l'occasion de travailler à
rétablir et promouvoir l'image du Burkina Faso
dans ses lettres de noblesse au Canada.
Elles ont également permis
de consolider les relations économiques et commerciales
entre le Burkina Faso et le Canada. Une véritable
opération de charme qui a eu pour résultante
un plan de concertations, d'actions, d'opportunités
et de possibilités à même de générer,
de fertiliser et de pérenniser un partenariat
dynamique, pertinent, industrieux et innovant entre
le Burkina et le Canada.
C'est ainsi que durant son séjour
au canada, la mission a privilégié les
initiatives, les contacts et les rencontres tant politiques,
institutionnels qu'économiques dans un élan
de compréhensions mutuelles, de transfert de
savoir, d'échange de services et de promotion
des investissements.
Au terme de ces journées
économiques et selon l'appréciation du
premier ministre Paramanga Ernest Yonli : "un pont
solide est désormais établi entre le Burkina
et le Canada" Il ne reste plus qu'à l'emprunter.
Nous y reviendrons.
Sita TARBAGDO
Sidwaya
Journées
économiques du Burkina au Canada :
L' aube d' un partenariat rénové jeudi 21 octobre 2004.
Les journées économiques du Burkina au
Canada, initiées par notre ambassade dans ce
pays, se sont ouvertes lundi 18 octobre 2004 à
Ottawa. Elles dureront une semaine (à Ottawa,
à Québec et Montréal)et sont rehaussées
par la présence du Premier ministre, Paramanga
Ernest Yonli à la tête d'une forte délégation.
Objectif, promouvoir une coopération et un partenariat
rénové en faveur du développement
du Burkina Faso. Pour ce faire, ces journées
sont une tribune pour motiver et activer une visibilité
du Burkina au Canada.
C'est ainsi que le Premier ministre,
Paramanga Ernest Yonli au cours de ses rencontres politiques
et ses communications économiques mettra l'accent
sur le processus de mise en place des institutions démocratiques,
le programme d'investissement public du gouvernement,
les ressources et potentiel identifié, le dynamisme
du marché, l'environnement institutionnel des
affaires (sécuritaire et attrayant)... Les ministres
qui accompagnent le Premier ministre s' attelleront
à présenter aux Canadiens l' état
d' avancement des préparatifs du Xe Sommet de
la Francophonie et ses particularités par rapport
aux initiatives prises par le Burkina.
le programme des privatisations
en cours, les coûts de production, la fiscalité
et les mesures initiatives.
les potentialités du secteur
minier au Burkina
le document cadre de stratégie
de lutte contre la pauvreté ainsi que l'état
d'exécution de certains programmes importants
comme le PDDEB, la décentralisation et la bonne
gouvernance.
et les grands chantiers en cours
au Burkina Faso (aménagements hydroagricoles,
chemin de fer Ouaga, Tambao, Burkina-Ghana, projet zaka,
construction d' un nouvel aéroport, interconnexion
électrique...).
Les opérateurs économiques
et hommes d'affaires burkinabé à travers
la délégation de la Chambre de commerce
présenteront aux partenaires canadiens les secteurs
d'activités susceptibles d'intéresser
les investisseurs. A cet effet, une masse d'informations
sur les projets ciblés (cartes d'affaires de
qualité, description des projets, environnement
fiscal, coûts de productions, type de partenariat
recherché...) sont mises à la disposition
des investisseurs canadiens pour nouer des opportunités
d'affaires.
Aux termes de ces journées
économiques, il est espéré que
le Burkina ne sera plus perçu au Canada sous
l'angle des connotations réductrices qui ne reflètent
pas sa réalité, ses valeurs et dès
richesses. Et dès lors, pourquoi pas l'accession
du Burkina comme pays de concentration de l'aide canadienne
! Le Premier ministre burkinabé a rendu une visite
de courtoisie au ministre canadien, visite au cours
de laquelle il a été beaucoup question
de coopération dynamique entre le Burkina et
le Canada. Il a également eu une séance
de travail avec le ministre des affaires étrangères
et le ministre de la coopération internationale
du Canada.
Après l'étape d'Ottawa,
les journées économiques du Burkina se
poursuivent présentement à Québec
et à Montréal.
Sita TARBAGDO, envoyé spécial
au Canada
Sidwaya
Le Canada
et l'Afrique le 19 octobre 2004, par Pierre
Jury, Le Droit (extrait)
«Le premier ministre de [Burkina
Faso], Paramanga Ernest Yonly, est de passage à
Ottawa pour appuyer [les 'Journées économiques
du Burkina Faso']. La tenue d'une rencontre éditoriale
avec le quotidien Le Droit a un peu fait oublier que
la dernière fois que le Burkina Faso avait fait
parler de lui dans la capitale, c'était lorsque
deux de ses athlètes avaient fait défection
à la suite des Jeux de la Francophonie, en juillet
2001.
«Dans quelques semaines, le
Burkina Faso du président Blaise Compaoré
fera parler de lui d'une autre façon. Il accueillera
le Xe Sommet de la Francophonie, qui réunit le
Canada, le Québec, le Nouveau-Brunswick et 48
autres gouvernements qui ont en commun l'usage du français.
«En préparation de
ce sommet historique pour le peuple burkinabé
donc, M. Yonly pilote donc une délégation
économique qui n'est pas sans rappeler celles
de Jean Chrétien avec son "Équipe
Canada". Le chef d'État est accompagné
de 80 membres de sa communauté d'affaires, ici
dans le but de tisser des liens économiques.
«Contrairement à
l'image populaire, M. Yonly ne s'est pas présenté
en quémandeur d'aide internationale auprès
des Canadiens, malgré l'image qui prévaut
auprès de la population. (Les Canadiens, via
leur gouvernement ou d'organisations non gouvernementales,
fournissent environ 5 millions $ en aide internationale
au Burkina Faso.) M. Yonly s'est plutôt fait le
porteur d'un nouveau message d'ouverture de son pays.
L'ère d'un État-providence qui prend à
sa charge le développement des infrastructures,
de l'économie et des services publics cède
progressivement une place à l'entreprise privée.
Elle est mieux placée, parce qu'elle a plus de
moyens, soutient M. Yonly, à exploiter les richesses
du sous-sol burkinabé, par exemple.»
Le Chef
du Gouvernement burkinabè rencontre le Premier
Ministre canadien M. Paul Martin
En marge des journées économiques
du Burkina Faso au Canada, le Premier Ministre Paramanga
Ernest Yonli a rencontré le lundi 18 octobre
2004, le Premier Ministre Canadien le Très Honorable
Paul Martin à la colline Parlementaire à
Ottawa.
Le Premier Ministre Paramanga Ernest
Yonli a entamé le lundi 18 octobre 2004 à
Ottawa la première journée de la visite
de travail de la délégation burkinabè
dofficiels et de gens daffaires, par louverture
solennelle des « Journées Economiques du
Burkina Faso au Canada.
En présence dune forte
représentation de gens daffaires, dinvestisseurs
et dofficiels canadiens et dopérateurs
économiques burkinabè, le chef du gouvernement
a fait une présentation politique, institutionnelle
et économique du Burkina Faso et commenté
sur support animée, les opportunités dinvestissement
du Burkina.
Le Premier Ministre Yonli sest
ensuite rendu à la Colline Parlementaire pour
une rencontre de plus dune demi-heure avec le
Très Honorable Paul Martin, Premier Ministre
du Canada, sur les questions de coopération bilatérale
et multilatérale.
Il sest également entretenu
avec le Ministre des Affaires Etrangères du Canada
et la Ministre de la Coopération Internationale
sur la préparation du Xe Sommet de la Francophonie
de Ouagadougou.
Auparavant, le Chef du Gouvernement
a reçu pour un entretien de presse, cinq grands
éditorialistes des grands quotidiens francophones
du Canada (Le Droit, La presse, et Le Soleil) et un
reporter de la Presse sur le sens et lintérêt
des journées économiques ainsi que sur
le Xe Sommet de la Francophonie
En début daprès
midi, le Chef du Gouvernement a visité les installations
de la Canadian Bank Note Ltd, lune des entreprises
qui entretient de très étroites relations
de coopération avec le Burkina, avant dêtre
lhôte à dîner du Gouvernement
Canadien.
La région de Magog accueillera
une délégation du Burkina Faso, un pays
dAfrique de louest, le 22 octobre prochain.
Le Burkina Faso sera le pays hôte
du Xe Sommet de la Francophonie en novembre prochain
auquel participera une délégation de gens
daffaires canadiens. La délégation
burkinabée sera en visite au Canada du 18 au
22 octobre, mais une vingtaine de gens daffaires
et de politiciens débarqueront à Magog
vendredi prochain.
La délégation burkinabée
est composée dau moins 40 opérateurs
économiques à la recherche de partenaires.
Elle est conduite par le premier ministre, Paramanga
Ernest Yonly, qui est accompagné des ministres
des Affaires étrangères et de la Coopération
régionale, du Commerce, de lÉnergie
et des Mines, de lÉconomie et du Développement,
ainsi que du président de la Chambre de commerce
nationale.
Les secteurs dactivité
ciblés par les «Journées économiques
du Burkina Faso au Canada» sont des plus variés,
allant de lagroalimentaire aux nouvelles technologies
de communication, en passant par lindustrie manufacturière,
les travaux publics et la construction, la formation,
le transport, les finances et les assurances.
La journée du 22 octobre,
à laquelle les gens daffaires de la région
sont invités, débutera par laccueil
à lhôtel de ville de Magog à
10 h et se poursuivra par un dîner et une visite
au Vignoble le Cep dArgent. La journée
se complétera par des visites dentreprises
de la région en après-midi.
Selon la directrice générale
de la CCIMO, Francine Caya, la visite de la délégation
du Burkina Faso permettra possiblement de développer
de nouveaux liens internationaux. «Cest
difficile à mesurer, mais il existe des possibilités
de transfert dexpertise et de machineries dans
le domaine agroalimentaire, plutôt que dans lexportation
de produits. Il sagit aussi dune occasion
pour partager nos cultures», indique-t-elle.
Les partenaires de cette rencontre
sont le Forum francophone des affaires, la Ville de
Magog et la Chambre de commerce et dindustrie
Magog-Orford.
Embassy, October 13th, 2004
FEATURE
By Christina Leadlay
Africa Calling
Burkina Faso's largest-ever trade
mission arrives in Ottawa to promote economic opportunity
and the upcoming Francophonie Summit.
"We are an old couple who has decided to give a
new youthfulness to our marriage," smiles Juliette
Bonkoungou Yaméogo, Burkina Faso's ambassador
to Canada, as she discusses the 42 years of diplomatic
relations between Canada and her West African country.
"We believe that we share with Canada the same
sensibilities concerning the world's problems,"
she continues. "As an example, Canada is another
bilingual country; therefore, we consider that we are
part of the same big family. We share the French language.
We share a certain number of values with Canada that
are values of solidarity, as well as the belief that
we can have a better world."
Though only one year into her posting as ambassador,
Mrs. Bonkoungou Yaméogo has been working tirelessly
to ensure that this better world becomes a reality,
particularly for those in African countries like Burkina
Faso. A magistrate by training who started her own political
party in Burkina Faso and was herself elected as a member
of parliament, Mrs. Bonkoungou Yaméogo is quick
to assess problems and work towards solutions. For example,
she had only been ambassador to Canada for one month
back in October, 2003 when she became aware of Canada's
image of Africa. "I realized that Burkina was not
visible enough in Canada. So with collaborators, we
tried to understand why. We arrived at the conclusion
that, generally, Africa is not very visible in Canada,
and that when it is noticed, we talk about its wars,
its famines. We don't present the image of the real
Africa that is worth knowing. It is true, there are
wars and famines, but there is also an Africa that works,
that does business, that lives and is dynamic, and that
is advancing." To solve this public relations problem,
she created a twelve-point action plan to be completed
during her term as ambassador, and which she began implementing
in February. It targets a wide range of subjects, from
establishing alliances between Canadian and Burkinabè
women, and creating a better image of her homeland,
to strengthening bilateral relationships on academic,
social and economic levels. Proof of just how quickly
and efficiently Mrs. Bonkoungou Yaméogo puts
her plans into action will be seen on October 17 when
Burkina's Prime Minister, Ernest Paramanga Yonli, arrives
with the largest-yet trade delegation from Burkina Faso
to another country.
The ambassador began planning for this visit last winter,
the same time she was organizing a series of Burkinabè
cultural exhibitions. "In February [2004] I began
organizing cultural days that took place in Quebec City
and in Montreal. I organized it so that Burkina's Minister
of Culture and the Minister of Human Affairs came to
Canada to see this presentation, and they brought with
them more than 2,000 pieces of art from Burkina."
Not only the visual arts, but also the fashion, music,
photography and literature of Burkina Faso were showcased
for the benefit of Canadians. Mrs. Bonkoungou Yaméogo
boasts that "this was very, very well received
by the Quebec public," and that she was inspired
to follow it up with a series economic days. "Next,
there was going to be these economic days that were
to take place in June in collaboration with francophone
business people," she explains. "Unfortunately,
the political calendar [in Canada] had us waiting for
an election and did not permit us to hold the event
at that time. It is for this reason that we rescheduled
it for October."
Planning for such a large delegation "26
people, 7 of whom are ministers and as of [October 8]
we have 72 business people from Burkina who are signed
up" can only benefit from an extra four months'
preparation. Mrs. Bonkoungou Yaméogo has been
overseeing many of the preparations herself, working
with colleagues from various organizations and federal
departments.
Numerous meetings, working lunches and receptions are
scheduled during the two-day prime ministerial visit:
"I will tell you about three main ones, but there
will be many," begins the ambassador. "This
year my country, Burkina Faso, will host the 10th summit
of the Francophonie, on November 26 and 27. Canada's
Prime Minister, Paul Martin, and also Quebec's Premier,
Jean Charest, and the Premier of New Brunswick [Bernard
Lord] will be attending. It is for this reason that
we will have a grand reception so that our Prime Minister
and the Canadian ministers can prepare for this summit.
Following this, we will have a lunch hosted by the Canadian
government for the delegation from Burkina, and we will
also have a lunch hosted by the government of Burkina
Faso for Canada." But it won't be all work and
no play for the Burkinabè delegation. Asides
from featuring a bit of arts from Burkina Faso in Ottawa,
Mrs. Bonkoungou Yaméogo hopes to take her guests
to the Canadian Museum of Civilization in Gatineau,
to experience a bit of Canadian culture and heritage.
Ambassador Bonkoungou Yaméogo reflects on the
important relationship Africa has with Canada. "Time
and again, Canada has taken the position favouralbe
to development in African countries." Canada been
very supportive of the New Partnership for Africa's
Development (NEPAD) since it was endorsed at the United
Nations in 2002, and has also pledged billions of dollars
as part of a Canada Fund for Africa."Canada is
a country which greatly contributes to the G8, who has
taken a position which favours Africa since [the 2002
G8 summit meeting in] Kananaskis, and that has now made
$550 million available for NEPAD," she says.
Canada also supports African countries on an international
level. Mrs. Bonkoungou Yaméogo explains that
when cotton-producing countries in Africa such as Burkina
Faso, Mali, and Chad brought forth a complaint to the
World Trade Organization in May, 2003 concerning subsidies
that certain other cotton-producing countries (like
the United States, Greece, Spain and China) were practicing,
Canada supported the African countries. "At the
WTO meeting in Cancun [September 2003], Canada allied
itself along with the position of the African countries
and it has found that this [subsidizing] was just,"
she says. In turn, Burkina Faso supports Canadian initiatives
on the world stage, for instance, the move at the United
Nations to ban anti-personnel land mines."My country
was the first African country to sign the accord banning
anti-personnel landmines when Canada proposed it ,"
the ambassador states proudly.
As well as politicians and business people, regular
Africans are attracted to and encouraged by the amicable
relationship with Canada. "Canada is interesting
for us Africans," she explains, "because for
most Africans, Canada represents an alternative. Many
of our students come to study in Canada. We think that
we share a sense of fighting to have a better world,
a world that is more balanced, where we put questions
concerning the environment at the centre of our focus,
and it is for this reason that more and more African
countries turn towards Canada." Mrs. Bonkoungou
Yaméogo notes that while Canada is a G8 country,
its political and social beliefs are often more on par
with those held by certain African countries than other
G8 nations. She says that Canada shares with "African
countries like mine a different vision of the world
that is not conflicted, that is not concerned with one
war or one leadership, but that is researching solutions
to problems that affect the world."
II - COMMUNICATIONS ORALES
II.1- Le Secrétaire Général
du Gouvernement et du Conseil des Ministres a fait au
Conseil, au titre du Premier Ministère, une communication
orale relative à la participation de notre pays
aux journées économiques du Burkina Faso
qui se tiendront au Canada du 18 au 22 octobre 2004.
Ces journées sont organisées en partenariat
avec le Gouvernement canadien, le Forum Francophone
des Affaires (FFA) et le Conseil Canadien pour l'Afrique
(CCA).
Les journées économiques au Canada, seront
l'occasion pour le Gouvernement de présenter
ses grands projets économiques et l'environnement
des affaires au Burkina Faso à l'effet d'attirer
les investisseurs et de développer avec le Canada
des relations de partenariat. Elles sont aussi l'occasion
pour les opérateurs économiques burkinabé
porteurs de projets de les présenter à
ceux du Canada à l'effet de trouver des financements
et /ou des partenaires techniques.
Cette importante manifestation au Canada qui se tient
quelques mois après celle sur la culture et le
tourisme dans le même pays , témoigne de
l'excellence de nos relations politiques, économiques
et culturelles avec ce pays.
C'est Son Excellence Monsieur Paramanga Ernest YONLI,
Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui conduira
l'importante délégation burkinabé
comprenant des membres du Gouvernement et des experts
à ces journées économiques du Burkina
au Canada.
Extrait du Compte rendu du conseil des ministres du
13 Octobre 2004
(Sidwaya 14/10/2004)
Burkina-Canada
: des journées économiques pour renforcer
la coopération mercredi 29 septembre 2004.
Gagnon-Tremblay et Juliette Bonkoungou
Du 18 au 23 octobre 2004, une délégation
composée d'hommes d'affaires du Burkina Faso
et de ministres, placés sous le haut patronage
de Son Excellence Monsieur Paramanga Ernest Yonli, Premier
Ministre Burkinabè, participera à une
mission économique au Canada. Ces premières
Journées Économiques se tiendront successivement
à Ottawa et à Montréal.
Cette initiative répond à la volonté
du Canada de soutenir le développement économique
du continent africain dans le contexte du Nouveau partenariat
pour le développement de l'Afrique (Nepad), telle
que réaffirmée par le Premier Ministre
du Canada, le Très Honorable Paul Martin et Son
Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président
du Burkina Faso, durant leur récent entretien
le 21 septembre 2004.
L'objectif de ces Journées sera de présenter
les potentialités de ce pays d'Afrique de l'Ouest
aux multiples ressources et d'y attirer des investisseurs
canadiens et québécois. L'économie
canadienne présente d'énormes opportunités
de partenariat pour les entreprises burkinabè,
notamment dans les secteurs de l'agroalimentaire, de
l'hydraulique, de l'énergie, des télécommunications
et de l'artisanat. En parallèle, une série
d'ateliers et de tables rondes sera organisée
sur les thèmes de la bonne gouvernance, de la
promotion des femmes, de la santé et de la problématique
du coton.
Le pays hôte du Xe Sommet de la Francophonie,
qui se déroulera à Ouagadougou du 23 au
27 novembre 2004 et dont le thème est "
Francophonie : Espace solidaire pour le développement
durable ", dépêche donc une délégation
qui aura pour mission de renforcer la coopération
Nord-Sud en matière de partenariat d'affaires,
de transfert de connaissances et de savoir-faire.
La délégation canadienne qui participera
à ces assises de la Francophonie sera conduite
par le Très Honorable Paul Martin, Premier Ministre
du Canada. Elle comprendra notamment les Honorables
Jean Charest et Bernard Lord, Premiers Ministres du
Québec et du Nouveau Brunswick ainsi qu'une importante
délégation de gens d'affaires canadiens
désireuse de découvrir les opportunités
d'affaires qu'offre ce pays dynamique.
Juliette Bonkoungou
: "Le Canada, en dépit de la distance, peut
être une véritable alternative dans notre
quête de développement" vendredi 9 juillet 2004.
S.E Mme Juliette
Bonkoungou
Dans cette interview, Juliette Bonkoungou,
notre ambassadeur à Ottawa qui est en poste depuis
quelques mois, fait un bilan de la riche coopération
bilatérale entre le Burkina et le Canada.
Une coopération axée sur l'enseignement
de base, le soutien à l'économie de base,
la promotion de la démocratie et de l'État
de droit et appelée à s'intensifier dans
les prochaines années grâce aux priorités
qu'elle a fixées pour son mandat.
Le Festival Vues d'Afrique qui
a célébré sa vingtième édition
en avril dernier a consacré un moment spécial
au Burkina. Quel bilan en faites-vous ?
Juliette BONKOUNGOU : Effectivement Vues d'Afrique a
accordé cette année une attention encore
plus particulière au Burkina. Si je m'exprime
ainsi, c'est parce que chaque édition consacre
à travers cette institution une longue tradition
de collaboration. Vous savez que Vues d'Afrique est
depuis une vingtaine d'années jumelé au
FESPACO, qu'à chaque édition des deux
festivals les deux partenaires participent à
la mise en chantier de programmes respectifs, légifèrent
au sein de certains jurys...
Cette année a vu un renforcement des échanges
entre cette institution et notre pays. Déjà,
au niveau de l'Ambassade, il s'est établi un
flux d'échanges entre nos services. Je ne peux
compter le nombre de fois où nos équipes
se sont déportées d'Ottawa à Montréal
et inversement.
Il y a eu un Spécial-Burkina. Vues d'Afrique
a célébré ses vingt ans de jumelage
avec le Fespaco. À cet effet, une journée
entière nous a été dédiée
avec une implication des autorités montréalaises.
Au delà de cette journée même, c'est
l'ensemble du festival qui a donné une lisibilité
à notre pays par une participation de nos productions,
par la présence de nos vidéastes. Gaston
Kaboré a présenté sa structure
de formation ; Kollo Sanou, "Tasuma". L'excellente
Fanta Nacro a encore révélé ses
capacités de cinéaste avec des séquences
sélectionnées de sa toute dernière
création. Il y a eu une exposition sur le coton
burkinabé appuyée par l'Ambassade qui
a "managé" des conférences-débats
que j'ai moi-même animées avec un support
audiovisuel sur le problème des subventions,
un sujet d'actualité.
Une telle attention est-elle
le signal d'une évolution exceptionnelle des
relations entre le Burkina et le Canada ?
J. B : Les relations entre nos deux pays ont connu ces
derniers temps un regain d'attention comme en atteste
la multiplicité des missions canadiennes à
tous les niveaux et vice-versa. Avec nos partenaires,
nous avons gagné en relations institutionnelles.
Voyez vous-mêmes le nombre de responsables qui
se déplacent entre le Canada et le Burkina.
Au cours du Premier trimestre, la Vice-Première
ministre du Québec Madame Monique Gagnon-Trembley
a effectué une visite importante au Burkina ainsi
que monsieur De Lorimier à un niveau fédéral,
sans oublier celle de techniciens dont le dévouement
pour nos efforts de développement est grand.
Madame Blackburn qui gère un important programme
en matière de coopération universitaire
a consenti le déplacement de Ouagadougou pour
évaluer in situ les besoins en ouvrages de certains
secteurs. À l'heure où je vous parle,
le projet est dans sa phase d'exécution.
Les Journées culturelles du Burkina Faso, les
toutes premières organisées au Canada,
ont connu un vif succès et vu aux côtés
de nombreuses personnalités canadiennes la présence
de deux membres du Gouvernement de notre pays à
savoir les ministres Monique Ilboudo et Mahamoudou Ouédraogo.
La perspective du Sommet de la Francophonie a également
contribué à ce regain d'intérêt.
Aujourd'hui, il faut reconnaître une nouvelle
dynamique entre nos deux pays. D'ailleurs, nous sommes
en train de préparer pour l'automne les Journées
économiques du Burkina au Canada.
Je puis vous dire que notre coopération prend
de la consistance. Elle s'ossifie avec notre volonté,
mais avec une passion des Canadiens eux-mêmes
qui, mieux informés des réalités
du Burkina, seront les meilleurs gages de la promotion
d'un partenariat de type nouveau. À titre d'illustration,
on peut citer la fructueuse entreprise des Caisses populaires
dans notre pays que subventionne le Groupe Desjardins,
un des projets canadiens les plus réussis dans
la sous-région. On compte également des
structures qui agissent en appui à des projets
de développement comme le Centre de solidarité
international qui lève chaque année des
fonds par une course devenue populaire autour du Lac
Saint-Jean dans la région de Saguenay.
Pour leur attachement à notre pays, et sur notre
proposition, le Gouvernement a honoré tous ces
partenaires en les élevant dans les Ordres du
Burkina Faso, ce qui a été hautement apprécié
par nos partenaires.
Comment appréciez-vous
les premiers mois de votre mandat depuis votre prise
de fonction ?
J. B : Le travail de Mission est passionnant. Il y a
tant de challenges à relever, tant de choses
à faire dans ce riche et vaste pays-continent
de 9 millions 960 mille km2, à la population
si chaleureuse et aux paysages magnifiques.
Le Canada, en dépit de la distance, peut représenter
pour nous une véritable alternative dans notre
quête de développement. Nous avons des
possibilités d'oeuvrer pour que notre pays y
décèle des supports d'émergence.
Par ailleurs, j'ai trouvé en arrivant une équipe
volontaire qui a manifesté une grande disponibilité
à m'accompagner dans l'atteinte des objectifs
de la promotion des intérêts de notre pays
auprès de ce grand "contributeur" du
G-8. Pour éclairer l'action et améliorer
la pertinence des initiatives, j'ai, sur la base des
missions de départ des Affaires étrangères
et des orientations à moi confiées par
les plus hautes autorités, élaboré
des objectifs stratégiques et arrêté
un plan d'action. Sur leur base, nous nous fixons des
étapes, déterminons buts, méthodes
de travail, évaluation...
J'ai consacré les premiers mois de ma Mission
aux contacts traditionnels dans le milieu des chancelleries
accréditées au Canada, je me suis familiarisée
avec le sérail institutionnel, je travaille à
améliorer notre lisibilité et à
nous "repositionner" aussi bien au niveau
fédéral qu'au niveau des provinces. Je
me suis rapprochée de l'Agence canadienne de
développement international, ACDI, où
j'ai eu des échanges francs avec les premiers
responsables de cette institution. J'ai aussi travaillé
à faire la connaissance de partenaires qui ont
des relations de travail et d'affaires avec notre pays
et des principales institutions canadiennes qui participent
à la promotion des relations avec l'Afrique.
Au total, depuis dix mois, j'ai parcouru 20 mille kilomètres
à travers le Canada, rencontré des dizaines
de personnalités, animé des conférences,
bref, je fais de mon mieux pour promouvoir notre pays
et ses intérêts en saisissant la formidable
opportunité que constitue la tenue du Xème
Sommet de la Francophonie chez nous. Je suis tout à
fait consciente que toute action d'envergure a besoin
d'un engagement fort, d'une volonté sans faille,
mais aussi et surtout du temps pour s'enraciner et donner
des résultats.
Je me félicite qu'à ce jour, le Canada
ait été le premier pays à formaliser
sa contribution pour le Sommet qui remonte à
1 milliard 600 millions de francs CFA à cet effet
; que le Gouvernement du Québec ait consenti
un doublement des bourses d'exemption accordées
aux étudiants burkinabé. Bien sûr,
le temps de séjour ne permet pas d'établir
un bilan, mais je pense que l'optimisme est autorisé.
Quels sont les priorités
que vous fixez pour votre mandat ?
J. B : Comme je vous l'avais souligné tantôt,
j'ai défini mon action à travers des objectifs
stratégiques. Après avoir fait le constat
que mon pays n'était pas suffisamment connu au
Canada et qu'il mérite bien plus que ce qu'il
lui était accordé comme place dans le
concert de la coopération ici, je me suis attachée
à "prioriser" la promotion de notre
image, la promotion de la coopération bilatérale
et institutionnelle, la promotion du partenariat économique
et commercial, le renforcement de la coopération
technique et universitaire, le renforcement de la coopération
décentralisée et de proximité,
la connaissance des peuples, la promotion de la femme,
à intégrer la jeunesse dans la tradition
des échanges, travailler au succès du
Xème Sommet de la Francophonie au Burkina, et
enfin, à impliquer la diaspora dans nos questions
de développement
Où en sont aujourd'hui
les relations entre les deux pays ?
J. B : Elles se consolident. Le Canada assure depuis
les années 62 des relations diplomatiques avec
notre pays. Ces relations ont été formalisées
en programme de coopération en 1975. Révisés
en 1985, ces Accords régissent nos relations
qui vont croissantes sur les plans économique,
institutionnel et culturel.
Comment peut-on distinguer
les relations avec le Canada d'avec celles du Québec
?
J. B : Le Canada est un pays spécifique avec
ses particularismes. C'est une fédération
qui compte 3 territoires et 10 provinces dont le Québec.
Le Canada, sans doute à cause de son gigantisme
et de sa tradition de liberté, pratique à
fond la décentralisation avec des structures
provinciales dotées de Parlement, de Gouvernement...
Il y a des volets sensibles -comme l'enseignement, entre
autres-qui sont à la charge des provinces et
qui ne sont pas gérés par le pouvoir fédéral.
Le Québec justement a cette caractéristique
d'être une province qui compte le plus de structures
de formation au Canada. C'est là que sont situées
les universités connues ; ce qui intéresse
notre pays. C'est une province francophone qui partage
avec nous l'usage d'une même langue. Nous avons
avec le Québec des traditions d'échange
et de solidarité. N'oublions pas que c'est l'une
des rares provinces qui a avec le Burkina conclu une
Entente en matière d'éducation. Vous voyez
qu'avec cette province, nous comptons beaucoup d'affinités.
Cependant, il doit être clair que le Canada demeure
l'interlocuteur. Les rapports d'État à
État s'établissent avec le Gouvernement
fédéral. Mais nos relations aussi bien
avec le Canada qu'avec la province du Québec
sont très bonnes. Elles se consolident et se
nourrissent de notre appartenance à la grande
famille de la Francophonie et en notre foi commune en
des valeurs de solidarité et de partage pour
un monde multipolaire et équitable.
Le Canada, c'est aussi
la Francophonie dont le Burkina va accueillir le Xe
Sommet en novembre prochain. Quelles sont vos attentes
?
J. B : Notre pays dans sa tradition d'organisation a
déjà mis en place des structures qui sont
avancées dans la préparation de la rencontre
de novembre. En tant que chef de Mission représentant
mon pays, mes attentes portent essentiellement sur la
plus grande implication du pays hôte dans le succès
de la manifestation. J' ai en souci de donner de la
visibilité du Sommet au Canada et du Canada au
Burkina.
Il y a un ensemble de projets à concrétiser
avant et pendant le Sommet et nous devrons veiller à
leur suivi. Il y a des contacts institutionnels qui
portent à un degré supérieur la
qualité de nos relations avec ce pays et nous
devrons veiller à l'effectivité de leur
calendrier...
Quelle est la contribution
de l'Ambassade à la réussite de cette
manifestation ?
J. B : L'organisation des Journées culturelles
du Burkina Faso au Canada participe de la volonté
de l'Ambassade de donner plus de lisibilité du
Burkina au Canada dans l'objectif de susciter l'intérêt
des populations canadiennes pour notre pays que nous
présentons à tous comme la capitale culturelle
de l'Afrique. La Mission se prépare à
organiser deux activités majeures pour l'automne
: d'abord un séminaire de formation ; ensuite
la tenue de Journées économiques du Burkina
Faso au Canada.
Le séminaire au thème "Développement
durable et éducation des jeunes pour un entreprenariat
responsable au XX ème siècle" devra
réunir à Ouagadougou plus d'une centaine
de participants. Son objectif est de manifester la solidarité
entre les peuples de la Francophonie au service du développement
au sein de la grande famille linguistique. Le Québec
dont l'expérience en la matière est l'une
des plus riche au monde saura sans doute apporter son
savoir-faire dans ce domaine.
En second figurent donc les Journées économiques.
Elles devront appuyer l'effort des relations d'affaires,
familiariser les responsables d'entreprises aux marchés
canadiens et burkinabé, nouer des partenariats
d'affaires puis révéler les potentialités
économiques du Burkina. La Mission fait un travail
de relations publiques. Elle a en projet des activités
qui seront en temps opportun connues.
Il y a des activités, des initiatives multiformes
qui se développent dans la communauté
francophone du Canada en faveur du Sommet : des groupes
artistiques demandent à être inscrits pour
Ouagadougou, une semaine du film canado-québécois
est en gésine pour l'avant-sommet à Ouagadougou..
Voyez-vous, l'axe majeur de notre action reste l'amélioration
de la connaissance de notre pays au Canada par l'initiation
et la conduite de projets bien ciblés pour améliorer
la communication et donc la compréhension entre
nos deux pays car aujourd'hui, il faut bien avoir clairement
en vue que les grandes batailles en diplomatie se gagnent
par l'image, le son et le support écrit.
En résumé, l'Ambassade au Canada travaille
pour que le Sommet de Ouagadougou soit non seulement
une réussite mais un succès pour le Burkina
Faso.
Quels sont les aujourd'hui
les axes prioritaires de la coopération entre
le Canada et le Burkina ?
J. B : Il existe à ce propos un plan décennal
qui est établi d'un commun accord et qui en fixe
les points focaux. Il faut en retenir principalement
l'enseignement de base, le soutien à l'économie
de base, la promotion de la démocratie et de
l'État de droit. Nous souhaitons vivement que
ces axes prioritaires très importants pour notre
pays puissent connaître une exécution dynamique
en vue de favoriser l'ouverture à d'autres secteurs
qui nous tiennent à coeur comme l'emploi des
diplômés et la promotion du développement
économique et social en général.
On parle souvent du dynamisme
et de l'inventivité des Québécois
en matière de technologies de l'information et
de défense de la langue française. Comment
appréciez-vous cela et quelles leçons
les autres pays comme le Burkina peuvent en tirer ?
J. B : Le nord américain en général
est au coeur d'une nouvelle ère, celle de la
communication alliée à l'électronique
qui ont révolutionné bien des aspects
de l'activité humaine. C'est ici même au
Canada qu'avec Marshal Mac Luhan est né le concept
de communication planétaire qui défendait
à travers un ouvrage célèbre désormais,
La Galaxie Gutenberg, que par le biais de technologies
avancées, le monde était devenu un "village
global".
Les communautés du Nord sont arrivées
à stocker la connaissance, ou si vous préférez,
une foule d'informations utilitaires, à les mettre
en réseaux fonctionnels de sorte que ces réseaux-là
sont devenus structurants, je veux dire par là
qu'ils ont modifié des habitudes et donné
un coup de fouet au traitement de nos occupations.
Québec et Canada sont à ce stade, ce qui
permet une économie en temps, un accès
plus facile aux sources de documentation, de la connaissance.
Nous avons, avec les partenaires du Québec, un
projet d'implantation de 12 cybercentres au Burkina
dont 8 dans des formations scolaires et 4 dans des centres
appropriés.
Sur un autre plan, il serait tout indiqué que
les opérateurs économiques qui travaillent
dans la promotion de l'électronique au Burkina
explorent davantage le marché canadien susceptible
de révéler des possibilités insoupçonnées.
Quant à l'innovation en matière de langue,
je pense que Bernard Pivot nous a suffisamment édifiés
sur cet aspect. Il y a un renouvellement permanent de
la langue dont se nourrit le français au Québec
qui compte une communauté ingénieuse avec
des musiciens, des écrivains de talent qui lui
confèrent un référent identitaire.
C'est une langue en situation de confrontation dans
un environnement tout voué à l'anglo-saxon.
Pouvoir pendant des siècles comme les Québécois
conserver sa langue dans un contexte de langues anthropophages,
il faut avouer qu'il faut être méritant.
Le Québec est l'autre rempart de la Francophonie
qui s'est toujours opposé à cette dérive
du "parler unique" qui gagne le monde.
On a parlé d'une
augmentation du quota de bourses accordées à
notre pays. Qu'en est-il précisément ?
J. B : Le Gouvernement du Québec a consenti,
en plus des 30 bourses traditionnellement allouées
à notre pays, un quasi doublement de notre quota
avec l'attribution de 20 bourses à titre spécial.
Ce sont des bourses d'exemption des frais supplémentaires
de scolarité dits majorés.
Il faut faire observer qu'il ne s'agit pas d'argent
en espèces sonnantes et trébuchantes qu'on
donne aux étudiants. La bourse d'exemption, comme
son nom l'indique, autorise l'étudiant qui en
est bénéficiaire d'être dispensé
du paiement du taux majoré des frais d'inscription
supplémentaires qui reviennent cher pour les
non-nationaux.
En effet, au Canada comme dans le nord américain
en général, les universités sont
privées et les coûts de scolarité
sont assez dispendieux. Par le biais de la bourse d'exemption,
l'étudiant bénéficiaire économise
environ 2/3 des frais d'inscription. Comme c'est le
Québec qui octroie la bourse, il est évident
que tout étudiant qui aspire au bénéfice
de cette bourse doive être inscrit dans une formation
de cette province.
Le Canada passe pour
être le nouvel Eldorado des émigrés
africains, surtout la frange estudiantine. Qu'en est-il
réellement ?
J. B : Je fais le constat que le Canada est devenu une
destination privilégiée pour les études
et c'est par flux qu'arrivent des contingents d'étudiants
burkinabé dans ce pays. Ils sont en général
dans la zone francophone, au Québec et au Nouveau-Brunswick.
On en trouve aussi dans la zone anglophone, surtout
à Ottawa, la capitale fédérale.
Je sais également qu'à la fin de leur
formation, certains décident de demeurer au Canada,
mais c'est toujours dans la perspective d'un retour
futur et il faut saluer cette démarche de la
société canadienne de s'enrichir de l'apport
d'autres cultures, mais il convient d'insister sur la
nécessité absolue de retour qui constitue
la seule voie pour permettre à nos pays de capitaliser
l'intelligence, le savoir et le savoir-faire de ses
fils pour le développement . C'est un devoir
de patriote, c'est un devoir de citoyen et je ne me
prive pas de le rappeler à chacune de nos rencontres
avec nos étudiants.
Je ne voudrais pas achever mon propos sans rappeler
que le coût moyen d'un séjour annuel est
d'environ 10 millions de francs CFA au Canada, qu'en
dehors du campus les étudiants n'ont pas le droit
de travailler au Canada, que le Canada est un pays ouvert,
mais très attentif au respect de la légalité
surtout en matière d'immigration et que toutes
ces données doivent être prises en compte
pour venir au Canada, que le Canada se donne les moyens
de contrôler le respect de cette légalité.
Certains sujets sont évoqués notamment
la disponibilité de l'emploi pour la perspective
du retour. Mais là est un autre problème.
Quant aux autres types d'immigration, nous attendons
d'avoir davantage de données sur leurs réalités.
Il semble que les difficultés
d'accueil et d'intégration sont moindres qu'ailleurs...
J. B : Je me permets de penser que partout au monde,
les mouvements de migration restent et demeurent un
phénomène complexe et quelquefois éprouvant.
Q'en est-il de la communauté
burkinabé au Canada ?
J. B : Mon prédécesseur avait entrepris
un travail d'immatriculation que je compte poursuivre.
Je ne puis donc à présent vous communiquer
des chiffres exacts. Cependant, je puis vous affirmer
qu'il y a environ un millier de Burkinabé au
Canada dont la moitié serait constituée
d'étudiants. Il y a des Burkinabé qui
travaillent ici dans des structures privées et
d'autres dans des démembrements d'État
ou dans des institutions internationales. Ceux-ci demeurent
très attachés à leur pays d'origine.
Toutes les fois que nous retrouvons cette communauté
où qu'elle se situe, c'est vraiment le Burkina
qui se laisse revivre. Les Journées culturelles
à Québec ont permis cela et je suis reconnaissante
aux miens pour leur dévouement, leur loyalisme,
leur fidélité aux racines. Puisse la terre
du Burkina les accompagner dans leur quête.
Interview réalisée en ligne par Cyriaque
PARÉ
Lefaso.net
Le mardi 19 octobre 2004 Sommet de la francophonie
Le Burkina Faso est prêt
Patrice Gaudreault
Le Droit
Étienne Morin, Le Droit
Son excellence Paramanga Ernest Yonli,
premier ministre du Burkina Faso.
Le premier ministre du Burkina Faso, Paramanga Ernest
Yonli, a rencontré son homologue Paul Martin,
hier à Ottawa, afin de mettre la table du Xe
Sommet de la Francophonie, qui doit avoir lieu le mois
prochain dans ce pays d'Afrique de l'ouest.
« Nous allons organiser le sommet à notre
façon, c'est-à-dire un sommet qui ne débouche
pas seulement sur des déclarations et des grands
discours, mais bien sur des décisions concernant
l'avenir et le rôle de la Francophonie dans le
processus de mondialisation », a assuré
le premier ministre Yonli, qui accueillera les chefs
d'État des pays francophones à Ouagadougou,
les 26 et 27 novembre prochains.
Les deux chefs d'État ont discuté de coopération
économique et des enjeux du prochain sommet de
la Francophonie, en plus d'aborder la contribution que
la communauté internationale doit apporter à
la construction de la paix en Afrique.
« Le premier ministre canadien voudrait saisir
l'occasion d'un tel sommet pour voir comment la Francophonie
peut contribuer à accélérer cette
ambition de la communauté internationale, a indiqué
M. Yonli. Il (M. Martin) a démontré beaucoup
d'engagement, mais surtout beaucoup d'écoute.
»
Le premier ministre Yonli entend profiter du Sommet
de Ouagadougou pour montrer à la face du monde
que le Burkina Faso est désormais un pays démocratique,
qui travaille depuis plus de dix ans à consolider
un État de droit.
En rencontre éditoriale avec le quotidien Le
Droit, hier, Son Excellence Paramanga Ernest Yonli a
livré un vibrant plaidoyer en faveur d'une Francophonie
plus forte, agissant comme outil de solidarité
entre le nord et le sud.