


Élu meilleur artiste de tous les temps à la cérémonie de remise des KUNDE d’or en 2000, cérémonie récompensant les meilleurs artistes de l’année au Burkina Faso, Georges Ouédraogo a toujours dominé la musique de son terroir natal par de nombreux albums à succès depuis 1975 jusqu’à nos jours. C’est assurément l’un des artistes qui fait la fierté de la musique burkinabé aussi bien au Faso qu’ailleurs.
Dans les années 1970, après avoir quitté le groupe « Volta jazz », Georges créa avec son ami Jimmy Hyacinthe le groupe « Bozambo ». C’est à travers ce mythique groupe qu’il fût révélé au grand public pour le grand bonheur des mélomanes. Ses chansons très significatives et moralisatrices tirées, du quotidien, des faits de société, continuent et continueront de faire bouger et chavirer les cœurs des mélomanes d’ici et d’ailleurs.
C’est grâce à lui que le « Warba », musique traditionnelle des Mossé a fait le tour du monde. Les nombreux concerts à son actif et les différents duo réalisés avec d’autres grandes voix comme Aicha Koné, Tshala Muana, Mbilia Bel viennent attester si besoin en était son talent musical . Georges Ouédraogo serait une marque de produit qu’il aurait été le plus prisé.
Après plus de trente ans de carrière musicale, l’ex-batteur, auteur compositeur, et chanteur du groupe « Bozambo » n’a rien perdu de sa chaleur vocale et de ses talents scéniques., Georges l’homme de tous, est toujours d’actualité. En témoigne le trophée du « Kundé » ci-dessus évoqué
De « Munafica » à « Rosalie » en passant par « Gnou Zemes » et bien d’autres inédits, le Gandaogo national réserve encore plus d’un tours aux mélomanes tant son expérience et son inspiration sont sans mesure.
Fanta Régina Nacro est née le 4 septembre 1962 à Tenkodogo au Burkina Faso. Elle est entrée dans le monde du cinéma par la grande porte. Le virus du cinéma l'a conduit à l'INAFEC de Ouagadougou, la mythique école africaine des métiers du cinéma, qui a vu défiler plusieurs générations de cinéastes africains. Titulaire d'une licence des sciences et techniques de l'audiovisuel à l'Institut Africain d'Études Cinématographiques, au Burkina Faso, en 1986, elle obtient à Paris IV une maîtrise et un DEA d'études cinématographiques et audiovisuelles puis, en 1989 une licence de cinéma à l'Université de Paris I Sorbonne. En 1993, elle créé sa propre maison de production: «Les Films du Défi », dont le siège social est à Ouagadougou. Elle prépare actuellement un doctorat en Sciences de l'éducation.
Au Burkina Faso, Fanta Régina Nacro est la première femme à être entrée dans le monde du cinéma en effectuant un stage en tant que scripte sur le film «Yam Daabo» (Le Choix) réalisé en 1986 par Idrissa Ouédraogo. Son premier film est un court-métrage réalisé en 1992, «Un Certain Matin
», qui remporte le «Tanit d'Argent» à Carthage. C'est la première fiction dirigée par une femme au Burkina Faso et la consécration pour Fanta Régina Nacro.
Avec «Puk Nini
» (1995), Fanta Régina Nacro fut propulsée dans la cour des grands et saluée comme la représentante d'une «Nouvelle Vague Africaine». Son court métrage «Le Truc de Konaté
» (1998), sur la prévention du sida, récompensé dans de nombreux festivals internationaux, dont le Fespaco 1999 et le Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand révèle une cinéaste très engagée. Dans la plupart de ses courts-métrages, Fanta Régina Nacro interroge avec humour les traditions de son pays et les relations complexes entre tradition et modernité.
Pour son film, «Bintou
», réalisé dans le cadre de la série «Mama Africa», Fanta Régina Nacro fut inspirée par la lutte de sa mère pour la reconnaissance de son rôle dans la société. Ce moyen métrage de fiction a remporté plus de vingt prix dans les festivals internationaux. Consécration suprême, le film fut sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2001 et a remporté le Prix du Meilleur Court-Métrage au Fespaco 2001. Avec son film «Vivre positivement
» (2003) Fanta Régina Nacro aborde les problèmes liés au sida et signe un émouvant manifeste contre le rejet et pour l'affirmation de soi.
En 2004, Fanta Régina Nacro réalise son premier film long-métrage: «La Nuit de la vérité
».
BATHURST, 19 mars 2007- C’est à l’occasion d’une rencontre regroupant différentes personnalités néo-brunswickoises et burkinabè dans la ville de Bathurst, au Nouveau Brunswick, que Madame Aline Koala, Ministre de la culture et du Tourisme du Burkina Faso, a officiellement déclaré l’ouverture des deuxièmes Journées du Burkina Faso au Canada / Nouveau Brunswick 2007.
‘Je déclare …..’, a-t-elle annoncé aux différents dignitaires réunis au Collège communautaire du Nouveau Brunswick (CCNB), dont le maire de la ville, la directrice du Collège et le Ministre de la Francophonie de la province du Nouveau Brunswick.
A la tête d’une délégation de 19 personnes composée de six secteurs ministériels burkinabè, d’un représentant de l’Association des maires du Burkina, d’un autre de l’Alliance Burkina-Canada et de l’Ambassadeur du Burkina Faso au Canada, Mme Koala présidera ces journées qui se dérouleront jusqu’au 21 mars dans les villes de Bathurst, Caraquet et Moncton.
Plusieurs échanges, en vue de finaliser des accords de coopération dans les domaines de compétences respectifs des membres de la délégation auront lieu. Des manifestations culturelles, des expositions d’œuvres d’art prêtées par le Musée National du Burkina Faso et son Centre National d’artisanat, ainsi que des conférences, sont également prévus au programme en vue de promouvoir la richesse culturelle du pays, mais également de sensibiliser cette province canadienne aux avantages d’un renforcement de la coopération économiques, technologique, éducative, touristique et culturelle entre les deux pays.
En prélude aux activités des Journées du Burkina Faso au Nouveau Brunswick, le Pays des Hommes intègres a été l’invité d’honneur a la cérémonie officielle d’ouverture de la Semaine provinciale de la fierté française tenue a Atholville, en Acadie, dernier bastion francophone dans cette province canadienne. Son thème, « À l’école ou en famille, le français, il faut que ça brille ! », représentait le couronnement de 18 années d’effort de la jeunesse acadienne en vue d’une plus grande revalorisation de la culture de la langue française dans cette province bilingue à majorité anglophone.
La célèbre chanteuse Badjata Illebou alias « Djata », accompagnée de la troupe de danseuses de George Ouedraogo, y a suscité l’enthousiasme des personnes réunies dans l’école Versant Nord, ou se déroulait la cérémonie. Des membres de l’administration de l’école, élèves et membres de la délégation gouvernementale de la province n’ont pas hésité à monter sur scène pour exécuter quelques pas de danse burkinabè durant plusieurs minutes.
C’est finalement sous l’ovation de ce public si rapidement conquis que cette porte parole de la culture Burkinabè a quitté l’école, non sans avoir donné l’envie, a plus d’un, de découvrir plus profondément cette culture burkinabè dont ils viennent d’en avoir un aperçu.
Ce mardi dans la ville de Bathurst, place sera donnée à la Table-ronde qui a pour thème « Éducation et Nouvelles technologies ». D’autre part, l’exposition d’arts burkinabè se poursuit toute la journée, pour le plus grand plaisir des néo-brunswickois.
Robert S. et Amayèle D. (Depuis Atholville, Nouveau-Brunswick).